Rabu, 05 Februari 2020

La Cité perdue du dieu singe

Category: Livres,Tourisme et voyages,Récits de voyages

La Cité perdue du dieu singe Details

Un voyage au coeur d'une des régions les plus sauvages de la planète sur les traces d'une cité mythique et d'une civilisation disparue. Bienvenue dans l'impénétrable jungle de la Mosquitia, dans le nord-est du Honduras. C'est là que s'est aventuré le romancier et journaliste Douglas Preston aux côtés d'une équipe de scientifiques pour lever le voile sur l'un des derniers mystères de notre temps : la fameuse Cité blanche, ou Cité du dieu singe, qu'évoquait Hernán Cortès au XVIè siècle et que personne à ce jour n'avait réussi à localiser.Ancienne malédiction, jaguars et serpents mortels, parasites mangeurs de chair et maladie incurable, controverse scientifique... Ce récit digne des aventures d'Indiana Jones et riche d'enseignements sur la plus importante découverte archéologique de ce début de XXIè siècle remet en perspective ce que l'on croyait savoir des civilisations préhispaniques, à l'heure où la mondialisation et le réchauffement climatique menacent de condamner notre monde au sort tragique de cette cité mystérieusement disparue.« Douglas Preston a écrit, au péril de sa vie, un récit d'aventures puissant et terrifiant. » David Grann, auteur de La Cité perdue de Z.

Reviews

J'aime beaucoup les ouvrages de Douglas Preston dans le domaine romanesque, je savais également qu'il était journaliste pour le compte du New Yorker et surtout pour le compte de National Geographic qui demeure une référence culturelle très sérieuse. cet ouvrage n'est pas un roman mais il narre avec talent (et avec une traduction de bon niveau) la prospection archéologique d'un site de la forêt vierge du Honduras, avec une quête qui rappellera pour le meilleur Lost City of Z, sauf que tout est vrai. Le travail porte sur la recherche d'une cité perdue connue de manière légendaire comme la cité perdue du dieu Singe ou encore Ciutad Blanca : la cité Blanche qui a été construite puis abandonné par une civilisation distincte de celle des Aztèques et qui permet de se replonger dans l'histoire préhispanique de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud.Disons que Preston procède à une narration de tout premier plan sur les mythes entourant cette cité présumée maudite, et sur les moyens qui furent déployés par des aventuriers sans scrupules afin d'exploiter un filon qu'ils croyaient juteux. L'action de terrain au Honduras à laquelle Douglas Preston à personnellement participé à deux reprises s'étale approximativement entre 2013 et 2016 : elle montre que l'imagerie hyper-spectrale LIDAR qui permet de traverser la canopée la plus épaisse à partir de satellites puis de moyens embarqués sur avion est un formidable outil au service des archéologues, même si à la fin rien ne peux remplacer la prospection de terrain.Très franchement, cet ouvrage est passionnant et il est clair qu'il a été rédigé par un passionné qui n'a pas hésité à payer de sa personne pour cette expédition. Nous avons là un récit de grande qualité, sur une authentique aventure humaine, financé par un passionné spécialisé dans la réalisation de documentaire, mais aussi respectueux des règles de base de l'archéologie. L'expédition était à très haut risque dans une région inexplorée, la Mosquitia, dans un pays en proie à la corruption politique, au trafic de drogue et à la déforestation sauvage. L'équipe comprenait pour sa sécurité trois anciens SAS britanniques, plus un détachement des forces spéciales honduriennes (TESON) et cela était nécessaire comme vous allez le découvrir à la lecture de l'ouvrage.On découvre aussi les basses polémiques et les universitaires haineux si nombreux de nos jours qui souhaitent surtout dénigrer le travail des autres. Au-delà du récit d'aventure, Douglas Preston a effectué un récit des conséquences épidémiologiques de la conquête du Nouveau Monde par les Espagnols et le bilan humain est absolument terrible : le livre contient une réflexion sur la caractère mortel des civilisations, et surtout des points de similitude qui peuvent exister entre le rôle des élites des civilisations préhispaniques, sur l'exploitation des richesses et sur leur épuisement allant jusqu'à la destruction du modèle culturel qui a été à l'origine.Paradoxalement, vous allez voir qu'avec le réchauffement climatique se sont désormais les maladies du Nouveau Monde qui migrent vers le Nouveau avec des conséquences mortifères assez inquiétante : vous ferez connaissance avec la véritable malédiction de la Cité du Jaguar, la peste blanche, une maladie parasitaire transmise par les piqures de phlébotomes femelles et vous verrez comment la quasi totalité de l'équipe d??expédition à contracté plusieurs variantes de leishmaniose.La narration est toujours alerte et jamais moralisatrice, mais elle incite grandement à la réflexion. Un formidable ouvrage qui combine aventure réelle avec des personnages souvent pittoresques et une réflexion de fond. Excellent : bonne lecture.

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