Rabu, 05 Februari 2020

Voyage aux Isles: Chronique aventureuse des Caraïbes, 1693-1705 (Libretto t. 7)

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Voyage aux Isles: Chronique aventureuse des Caraïbes, 1693-1705 (Libretto t. 7) Details

Le père Labat, dominicain de son état et missionnaire aux Antilles, fut aussi un rude gaillard qui oublia de mâcher ses mots et qui, à l’instant de l’abordage en compagnie de ses amis flibustiers, trouvait l’odeur de la poudre plus douce à ses narines que celle de l’encens... Tour à tour ingénieur, inventeur, botaniste et surtout formidable conteur, il livra sans répit le récit de ses aventures dans son Voyage aux Isles publié pour la première fois en 1722 : un livre de bonne humeur où l’on voudrait pouvoir tout citer ! Michel Le Bris en propose ici la version scrupuleusement fidèle au texte authentique, inexplicablement oublié et pourtant admiré par Chateaubriand, Paul Morand et Albert t’Serstevens. « Quel homme ! Quelle aventure ! Il n’y a de place ici que pour l’action, une vie au triple galop et des suées sous le soleil. » Jean-Luc Coatalem. Le Quotidien de Paris. Jean-Baptiste Labat (1663-1738), dominicain français et grand observateur des coutumes, de l’histoire et de la géographie antillaises, est l’auteur de récits de voyage dont Voyage aux Isles, qui constitue une référence historique en matière de flibusterie.

Reviews

Très intéressant témoignage d'un père dominicain du temps de Louis XIV sur la vie dans "les Isles", c'est-à dire aux Antilles (la Martinique, la Dominique, La Guadeloupe, la Barbade, Marie-galante...). Son grand intérêt réside notamment dans son ancienneté (avant le XVIIIème siècle), à une époque où la colonisation en était à ses débuts et où pirates et flibustiers (les boucaniers) sévissaient; le père Labat nous raconte avec un grand sens de l'observation la vie des premiers colons planteurs de canne à sucre, les escarmouches entre français, anglais et espagnols, les moeurs des indiens caraïbes, l'esclavage des nègres (comme on dit à l'époque) que l'on achète en provenance de la côte de Juda et de Guinée, aussi bien que des techniques de chasse et de pêche ou des recettes de cuisine à l'évidence savoureuses (boucan de tortue, de porc sauvage, comment accommoder le lamantin, etc.). Le bon père ne va pas jusqu'à s'élever contre la pratique, générale en son temps, de l'esclavage, mais on sent bien que la question le dérange, d'autant que tandis qu'il emploie lui-même des esclaves, il les christianise et s'émeut des mauvais traitements et de la dureté à leur égard de certains mauvais maîtres; il cherche sans la trouver une réponse cohérente à la contradiction entre l'amour du prochain qu'il enseigne aux siens et à la pratique de l'esclavage, considérée comme normale dans les mentalités du XVIIème (les philosophes s'empareront du sujet plus tard, notamment Voltaire, mais ici nous sommes encore en 1695)... la très belle couverture de cette édition représente un célèbre et superbe portrait du début du XIXème siècle que l'on peut admirer au musée du Louvre. Pour ma part, j'aurais choisi, car contemporain du père Labat, le portrait d'un jeune noir par Hyacinthe Rigaud qui se trouve au musée de Calais. Un tableau époustouflant qui vaut le voyage. Excellent document sur l'histoire maritime et le développement des colonies sous Louis XIV.

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